 Par
le Père Rafaël Alonso
«
Le troisième jour, il y eut une noce à Cana, en Galilée
et la Mère de Jésus était là ( Jn 2,1) ».
1. La Mère de Jésus était présente aux noces
de Cana. C’est ainsi que Saint Jean commence le récit du premier
miracle de Jésus. Sa présence au banquet présageait
le miracle. Le vin vint à manquer, et, à la demande de Marie,
le Fils intervint en faveur des nouveaux mariés. « Ils n’ont
plus de vin » lui dit Marie. Entre la peur du ridicule et la puissance
thaumaturgie de Jésus, là est l’intérêt
de l’intercession de Marie. L’heure était venue pour
le Fils, juste après sa prière. Immédiatement, Elle
dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’Il vous dira ».
La Vierge Marie sait que Jésus interviendra. Par son intercession,
Elle prépare les serviteurs à l’obéissance et
les premiers apôtres à la foi en Lui. Le Pape Jean-Paul II écrit
dans « Redemptoris Mater » : « Dans le texte de Jean,
la description du miracle de Cana on peut distinguer la manifestation de
la nouvelle maternité de la Vierge par l’Esprit et non plus
seulement par la chair. On peut aussi voir la sollicitude de Marie envers
les hommes, son cheminement vers eux dans la vaste gamme de ses exigences
et nécessités. »
2. Ce « vin » qui faisait défaut symbolise nos « vide » que
nous éprouvons au cours de notre existence, et qui nous causent
toutes sortes de souffrances :
L’inquiétude de manquer .....
- De paix intérieure.
- D’entente dans la famille ou dans la société.
- De santé pour sois et pour les êtres chers
- De nourriture, médicaments et d’un minimun de bien-être.
- De sécurité et crainte du lendemain.
- D’amitié, de compagnie.
- La reconnaissance de la part des personnes proches.
- De force dans notre vie spirituelle.
- De résistance aux tentations.
- D’aide et de compassion dans la disgrâce.
- De force pour porter La Croix.
- De fidèlité dans l’engagement envers Dieu.
Parfois, quand nous constatons ces manques, nous nous demandons. « Le
Seigneur nous a–t’–Il abandonnés pour les siècles
des siècles et ne nous sera - t’- Il plus jamais favorable
?
3. Dans les heures les plus tristes de sa vie, on pense à sa Mère.
Dieu a voulu, de sa croix, nous confier sa Mère avec des « yeux
misécordieux » pour que nous retrouvions l’espérance
en La regardant. N’importe quel chrétien fidèle, mais
surtout les prêtres et les religieux, ne peuvent lutter contre Satan,
le monde et de leurs faiblesses sans la compassion maternelle de la Vierge.
C’est à « Elle » - écrit le Cardinal Journet – qu’il
nous faut rester fidèles tout au long de notre chemin de la vie,
alors que nous pouvons dévier vers des voies plus faciles, qui nous éloignent
du vrai chemin.
4. Quand nous étions petits et qu’il nous manquait quelque
chose, nous allions en toute confiance le demander à notre mère.
Et maintenant, en tant qu’adultes, n’irions-nous pas avec confiance
vers la Mère de Dieu ? « Regarde l’étoile, invoques
Marie. Y a-t-il quelqu’ un qui s’est adressé à Elle
et qui n’a pas été consolé et écouté ?
Nous sommes gravés dans son Coeur Virginal, il nous appartient par
la volonté divine : « Femme, voici ton fils » (Jn 19,26).
Tout ce qu’Elle a fait pour lui, pour les premiers apôtres,
pour l’Eglise naissante, ne le farait-Elle pas pour moi ? Laissons-nous
guider par Elle, et la Sainteté ne sera plus seulement un rêve,
mais une réalité.
5. « Ô Marie de Nazareth, accepte mon engagement et ma consécration à toi,
Mère, Modèle et Maîtresse. Fais-moi ressembler de plus
en plus à Jésus pour la gloire du Père et l’édification
de nos frères. » Que le coeur de chaque chrétien soit
comme celui du Christ, obéissant à l’Esprit Saint, à la
voix de la Mère.
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